Arlette Beyer

ven. 7 juin 2013 Bienvenue sur mon Slog ! Je me lance dans une nouvelle découverte... Une nouvelle aventure ... Slogueurs et slogueuses bonjour...



Bienvenue sur mon Slog !

A vous,

LES MOTS, non de SARTRE, mais ceux qui me composent...

Aujourd'hui les mots qui me furent faciles ne se présentent plus avec la même aisance... J'en suis peinée...

Mais il y a certainement un sens a trouver au mot qui ne trouve plus la place qu'il voudrait occuper pour se dire et se transmettre.

Je sais seulement qu'il a été blessé le mot qui voulait se dire. Il a été mis en doute...de réel Amour.

Je sais seulement que ce doute là m'a littéralement anéantie.
Et d'un coup, d'un seul je me suis retrouvée seule, à terre, touchée dans mes fondements.

Et le premier mot qui a surgi dans ma tête « Hébétée »
Alors mes mots je les interroge...

J'irai là où mes mots m'entraînent, aussi loin qu'ils m'amèneront, je les ferais parler pour qu'ils osent se dire dans ma réalité.
Le mot est ce qui me dit de moi-même...

Le mot est pour moi une communion qui cherche la rencontre.
Il n'est pas dénué d'ambivalences comme chaque acte n'est jamais innocent.

« Innocent »
Qui peut se croire innocent, pur et réellement honnête... Rien est innocent, pas même l'intention du dire.

Il est vrai que le mot est porteur de sens .
Et que je suis plus à l'aise dans l'écriture que dans le dire que je rends confusément contraire au réel dire.
Par peur de mal dire je parle trop et la transparence du vouloir dire s'opacifie et donne libre cours aux interprétations de tous genres.

Dire dans ces cas là c'est se taire.

Rien est plus difficile qu'un juste dire Elle se veut communion,
Et pourtant elle divise.

Les mots que j'emploie aiment se dire et j'aime y relire l'articulation.
Elle me signifie que d'abord j'aime m'y relire et y lire le contenu que j'adresse à la personne à qui

j'écris.
il est vrai que j'y trouve une forme de plaisir a les articuler pour établir une forme de partage

Il n'a jamais été mensonger.
Ni trompeur, ni usurpateur, ni manipulateur.
Tout un temps séducteur certainement.
Pour moi d'abord, le mot me séduit c'est pourquoi j'aime m'y attarder et j'aime voir en l'autre, à qui le mot s'adresse une lueur dans ses yeux, comme des millions d'étoiles.

De celles qui en entraînent d'autres.
Donnant au mot le désir d'autres mots qui en entraînent d'autres.

Laissant le champ libre au chant qu'ils entonnent dont la portée les entraînent a emprunté tous les chemins de traverses.
Laissant libre cours à l'emphase avec ces jeux de mots, ces méandres, ces obscurités, ces répétitions, ces dissonances, ces erreurs d'accords, de français, de grammaire.

Tantôt à cloche-pied dans cloche merle...Le mot s'aventure...

Tantôt hoquetant, se répétant comme un bègue qui accroche maintes fois sur le mot de son accroche coeur et qui peut faire sourire ou s'impatienter « l'idiot » qui ignore la charge émotive qui s'y cache.

Oh Combien le mot, si près de son coeur s'accroche en lui avant de s'offrir.

Ce temps où l'intime se donne à entendre qu'il en bégaye de confusion. S'y attarder sur le mot qui tarde à venir, l'accueillir...

Ce mot qui cherche le partage, la transmission, l'élévation et le rapprochement de deux âmes... Ce mot qui peut blesser sans vouloir offenser.
Ce mot qui peu paraître prétentieux, ambitieux alors qu'il ambitionne seulement un juste dire.

Ce mot que certain avoisine avec « il faut toujours qu'elle se fasse remarquer ».
Ce mot qui peut apparaître comme intrusif, inductif, moralisateur et gêneur...
Comme les gènes dont on ignore l'influence qu'ils exercent sur l'appréhension des choses...

Ne pas passer à côté du mot qu'on écrit, qu'on nous a écrit .
Y découvrir la richesse et non la faiblesse en appréhendant le mot qui découle de la pensée de l'autre comme une perle qui porte à découvrir notre psyché.

Et ainsi inscrire le mot dans sa symbolique, dans l'histoire qui nous fonde au delà de tous temps. Du temps où les voyelles séparées s'apprenaient avant de les regrouper avec les consommes. Pour découvrir de leur assemblage bien agencé le mot, l'article où le verbe qui en découle.

Et puis il y a les mots qui jamais ne se diront par pudeur.
Par peur du trop dire, par peur de l'accueil qui pourrait en déformer le sens. Le mot qui s'invente, qui s'amuse des jeux de mots.
Le mot qui désigne, qui fixe, qui stigmatise, qui vampirise...
Qui violente, qui affaiblit, qui crie...

Et puis il y a les mots qui caressent le corps et l'âme.
Qui construisent, qui reconnaissent, qui fondent, qui anoblissent.
Qui aiment ...
Qui s'écrivent afin que l'autre pour qui ils s'adressent s'y reconnaissent et se redressent car ils en ont accueillis l'essence qui les fondent.

Ils en ont perçus la portée qui les relie dans l'indicible Mot qui les unit.

S'inscrivant à leur tour dans le Verbe qui s'est fait chair afin qu'il se donne sans jamais se l'attribuer. Pour ne pas croire être détenteur d'un savoir que le mot érudit peut leurrer.

Le mot qui osera se dire à nouveau, autrement, se dira avec les seuls mots qui me désignent réellement, il empruntera sa voie pour que la voix qui les prononcera, les écrira n'aura pas soucis du vrai ou du faux...

Il se donnera à entendre qu'à celui qui pourra l'accueillir et s'épurera avec le temps où le trop plein de paroles cachaient au fond, un trop plein de vide aux alentours...

Alors le mot se tiendra en retrait du trop dire et laissera le vide en mots agir en celui qui a oublié le seul mot qui fonde Amour.

Arlette Beyer


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