Guy Corneau

Mon 16 November 2015 Imagine all the people living life in peace. (John Lennon)



Le bonheur

30/05/2013

 

Le bonheur, tout comme l’amour ou la liberté, ne se définit pas. Il s’agit en fait d’une sensation. Cette sensation existe tout naturellement en nous et elle est favorisée par de nombreux évènements de l’existence tels que la naissance d’un enfant, un mariage, une promenade dans la nature ou encore les retrouvailles avec le pays de notre enfance.  Toutes ces expériences sont de l’ordre de l’union. Par exemple, lorsque nous prenons contact avec le sourire d’un enfant et que naît le bonheur en nous, c’est l’union avec ce sourire qui nous rend heureux. Plus exactement le contact avec ce sourire fait naître en soi la mystérieuse sensation d’être heureux. Ce point est fondamental car la pulsion la plus profonde des êtres humains est celle de l’union, celle qui nous amène à rechercher l’unité, à être un avec ce qui nous entoure.

 

 

Rien de plus naturel puisque la souffrance fondamentale de notre espèce repose sur une impression de division, une sensation de séparation qui naît vraisemblablement en même temps que chacun de nous et qui parcourt toute notre existence. Division d’avec un état plus ouvert précédant notre existence, division d’avec le paradis imaginé du ventre de maman, division liée à la naissance et à l’apprentissage de l’autonomie ? Peu importe, toutes ces expériences de séparation vont venir alimenter ce que certains psychologues appellent maintenant le « fantasme de séparativité », fantasme puisque cette division n’existe pas. Ne sommes-nous pas toujours et encore nourri par la vie à chaque seconde ? Sauf, que plus nous gagnons d’autonomie, plus nous devrons favoriser par nous-mêmes ces états d’union et sortir d’une attente enfantine qui voudrait que tout nous soit donné dans le bec, avec le bonheur en prime.

 

 

Favoriser par nous-mêmes des états d’union, voici la décision difficile à prendre. Ce choix signifie une rupture avec l’attente magique qui nous caractérise pratiquement tous. Elle représente en quelque sorte une seconde naissance de l’être humain, comme s’il se donnait naissance à lui-même, cette fois de manière consciente. Elle se fonde sur une sortie de l’état de victime pour entrer dans celui d’une responsabilisation graduelle par rapport à ce qui advient dans notre vie, à la compréhension de la nécessité d’une maîtrise, pour une véritable création de soi, une création qui se fait en accord avec l’existence.

 

 

En bref, le bonheur, c’est l’union avec la joie d’être qui existe toujours en soi,  peu importe ce qui arrive dans notre vie. Mais je vous parle de cela la prochaine fois.

 

 

 

Comments

Number of comments per page

Vous pouvez insérer votre commentaire ici




Captcha

veuillez saisir le texte affiché

Newsletter

Vous voulez participer
à ce Slog,
écrire des commentaires,
partager votre point
de vue ?

Vidéo
CONNECTEZ-VOUS

se souvenir de moi

Vous avez oublié votre mot de passe ?
Vous pouvez faire une demande pour le recevoir par email, cliquez-ici!

Votre message vient d'être envoyé, nous nous efforcerons de vous répondre dans les plus bref délais.
L'équipe du Slog

Contactez-nous

Votre message concerne :

*

*

Gestion de votre Slog

Accès à la gestion des paramètres de votre Slog