Les Chroniques de Mlv

dim. 15 janvier 2017 Un style à ne pas manquer : celui d'Arnaud Le Guilcher, grâce à son "Capitaine frites" ! Bon week-end



Rencontre avec Olivier Barde-Cabuçon

04/10/2015

En ce dimanche matin, si vous cherchez une idée de lecture associant l'Histoire à une enquête policière, je vous conseille de vous arrêter quelques instants, afin de découvrir l'univers d'Olivier Barde-Cabuçon, l'auteur des fascinantes enquêtes du commissaire aux morts étranges. Si vous ne connaissez pas encore le personnage énigmatique de Volnay, n'hésitez pas à partir à sa rencontre grâce à sa présence sur le Slog, aujourd'hui, puis à choisir parmi ses aventures littéraires déjà publiées. Bon dimanche, et bonne lecture !

 

Olivier Barde-cabuçon - Photo : droit résérvé à O Barde-Cabuçon.

 

Les Chroniques de Mv : Bonjour Olivier, merci de nous accorder un peu de votre temps. Tout d'abord, avant de devenir auteur, quel a été votre parcours ?  

Olivier Barde-Cabuçon : De formation juridique, j'ai travaillé et je travaille toujours en dehors du monde de l'édition. Je mène en parallèle une carrière littéraire qui a débuté en 2006 avec la publication de mon premier roman, Les Adieux à l'Empire, et se poursuit aujourd'hui avec la série du commissaire aux morts étranges chez Actes Sud, dans la collection Actes noirs. Cela dit, j'écris depuis ma plus tendre enfance !

 

Les Chroniques de Mv : Comment est né votre premier roman «Les adieux à l'empire» ?

Olivier Barde-Cabuçon Il est né d'une passion pour le 1er empire qui m'a conduit à écrire cette  fresque historique, prétexte à un grand récit initiatique pour mon narrateur. Lorsqu'une époque me fascine, j'ai envie d'en partager la passion, de la mettre en scène et, surtout, d'en parler autrement que dans les livres d'histoire en me réappropriant de manière très personnelle, tout en restant juste, son matériau historique.

 

Les Chroniques de Mv : Votre passion pour l'Histoire sert de fil rouge à vos romans.  En quoi le XVIII ème siècle est-il plus fascinant que les autres siècles ?

Olivier Barde-Cabuçon : Ce qui m’intéresse dans le XVIII ème siècle, ce ne sont pas les lumières mais les ombres ! Le XVIII ème siècle est une période charnière de notre histoire, un temps de rupture comme je les aime. Loin du siècle des lumières que l'on se plaît à décrire et malgré les philosophes, c'est aussi un siècle de grande superstition et d'ignorance. 

L’important, également, était de montrer que sous le siècle de Louis XV sont nées les prémisses de la révolution. Tout système de castes satisfait ceux qui en profitent immuablement et crée tension et remous chez ceux qui n’en profitent pas. Telle est la société figée mais travaillée par des courants contraires au siècle de Louis XV

Ce siècle va enfin être confronté à un enjeu fondamental : la liberté. Liberté de penser et liberté de passer. L’idée se doit de voyager pour se répandre et passer outre la censure. Passer aussi au-delà des frontières comme un Casanova, voyageur infatigable, ou le personnage de mon moine hérétique à l’esprit universel. Liberté d’expression également car si l’on pense mais que l’on n’a pas le droit d’exprimer sa pensée, où est la liberté ?

La liberté a-t-elle des limites ? Non, selon Casanova : J’ai aimé les femmes à la folie mais jamais je ne leur ai sacrifié ma liberté.

 

Les Chroniques de Mv : Les recherches concernant la période traitée dans un roman sont-elle la part la plus importante de votre travail d'auteur ?

Olivier Barde-Cabuçon Je me sens autant historien que romancier, aussi tant la recherche que l'écriture sont importantes. Et je m'attache avec beaucoup de rigueur à restituer avec justesse toute la richesses et la complexité d'une époque, jusque dans le moindre détail. Cela dit, le travail d'écriture est de loin le plus envahissant !

 

Les Chroniques de Mv : Pouvez-vous nous raconter la genèse de Volnay -votre commissaire aux morts étranges- ainsi que de son coéquipier, le moine ?

Olivier Barde-Cabuçon Étonnamment, je voulais écrire un roman mettant en scène, de manière inhabituelle, le personnage fascinant de Casanova. L'idée de l'introduire comme un chien dans un jeu de quille à l'intérieur d'une enquête criminelle m'a conduit à créer le personnage du commissaire aux morts étranges et du moine hérétique. Le jeune, beau et intransigeant commissaire aux morts étranges symbolise quelque part la force et la détermination de la justice ou, tout au moins du juste. Mon moine hérétique symbolise l'érudition des philosophes mais aussi leur insolence. Il manie la seule arme des philosophes des lumières, l'ironie ou laisser croire à l'autre qu'on épouse ses thèses pour mieux les ridiculiser. Le moine est passé maître à ce jeu lorsqu'il ne dérape pas dans l'insolence qui, elle, vous conduit très vite à la Bastille. Le duo d'enquêteurs permet d'introduire la confrontation permanente des idées et des caractères, renforcée par la différence d'âge. Mais de loin, la fantaisie et l'humour sont l'apanage du plus âgé des deux : le mystérieux et toujours séduisant moine hérétique !

 

Les Chroniques de Mv : Une journée d'écriture, se déroule-t-elle à votre bureau ? ou bien au fil des endroits qui vous ont inspiré le manuscrit du moment ? 

 Olivier Barde-Cabuçon : Mon activité d'écrivain n'étant pas mon métier, j'écris en fait quand je ne travaille pas ! Tous les moments peuvent être bons mais je démarre toujours un samedi et un dimanche matin, un mug de café près de mon ordinateur !

  

Les Chroniques de Mv : Actuellement, travaillez-vous sur une nouvelle aventure de Volnay ?

 Olivier Barde-Cabuçon : Après Humeur noire à Venise, le 4ème de la série du Commissaire aux morts étranges, je viens d'écrire la 5ème aventure de mon duo d'enquêteurs. L'histoire se déroulera sur le chemin du retour de Venise dans un climat et un endroit très particuliers. J'ai également terminé un polar contemporain avec deux jeunes enquêtrices. J'espère qu'il sera également publié l'année prochaine.

 

Les Chroniques de Mv : Enfin, quel est votre dernier coup de cœur littéraire ? 

Olivier Barde-Cabuçon : Je découvre peut-être un peu tardivement un superbe auteur américain de policier, Craig Johnson, avec son shérif vieillissant et débonnaire, Walt, et son ami indien, le sarcastique  Henry Standing Bear. Le cadre de ces histoires est le superbe Wyoming. Des paysages superbes, un sens inné de la narration oscillant entre tragédie et loufoquerie. Le retour du grand roman policier américain avec ses destins brisés et une nature fascinante. À découvrir en commençant par "Little bird".

 

Je remercie Olivier Barde-Cabuçon pour le temps consacré à ce questionnaire, et vous invite à poursuivre cette rencontre grâce à la page Facebook de l'auteur ICI

 

© Les Chroniques de Mlv - 04-10-2015

 

 

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