Les Chroniques de Mlv

mar. 15 août 2017 Une première chronique consacrée à la Rentrée Littéraire. Point cardinal, de Léonor de Récondo, un roman à ne pas manquer ! Bonne lecture !



Rencontre avec Olivier Bourdeaut !

05/02/2016

Phénomène littéraire de cette rentrée hivernale, "En attendant Bojangles" -paru aux Editions Finitude- est le premier roman d'un jeune auteur prometteur, Olivier Bourdeaut. Si, comme tous les lecteurs qui ont eu la chance de le lire, vous avez été envoûtés par la musique de ce petit livre au charme fou ;  je vous invite à lire l'interview qui suit. Olivier Bourdeaut  a eu la gentillesse de répondre présent, le temps de quelques questions ; je le remercie infiniment, et vous laisse en sa compagnie.

 

Les Chroniques de Mlv : Olivier Bourdeaut, bonjour, et merci pour avoir accepté cette interview. Première question : avant ce premier roman, dans quel univers professionnel évoluiez-vous ?

Olivier Bourdeaut : J’ai évolué dans des milieux professionnels qui toléraient une absence de diplôme et un niveau acceptable d’incompétence. Grâce à la clémence de certains patrons, j’ai pu échouer dix années durant dans l’immobilier. Puis, lorsque je me suis décidé à consacrer ma vie à l’écriture, il m’a fallu travailler entre mes périodes d’écriture pour gagner ma vie. J’ai été cueilleur de fleur de sel de Guérande au Croisic, un métier dur et magnifique. J’ai été ouvreur de robinets sur un chantier d’hôpital, un métier absurde et gentiment répétitif. J’ai également été factotum dans une maison d’édition de livres scolaires. Les mêmes livres qui m’avaient torturé dans mon enfance. Je dois être un tantinet masochiste.

 

Les Chroniques de Mlv : Avez-vous toujours rêvé d'écrire ?  

Olivier Bourdeaut J’ai toujours eu une profonde admiration pour les écrivains. Mais, compte tenu du tournant que prenait ma carrière scolaire, je me suis longtemps senti illégitime de prétendre faire partie de ce cercle. J’ai toujours aimé écrire et les gens qui me lisaient avaient la gentillesse de me dire que je ne le faisais pas trop mal. Ma première tentative de roman remonte à l’arrivée d’un ordinateur chez mes parents. J’avais 17 ans et c’était absolument lamentable. Il s’agissait d’un groupe de jeunes sur une plage de sable forcément jaune, devant une mer forcément azur, bordée de palmiers forcément hirsutes. Ces jeunes n’avaient aucun passé, pas de présent, et encore moins d’avenir. La tentative s’est échouée au bout de quelques pages sur cette même plage désolante de médiocrité. J’ai compris un peu plus tard qu’il fallait rouler le squelette de mes personnages dans la glaise pour leur donner de l’épaisseur : un passé, un caractère, un physique, des tics, des états d’âmes…

  

Les Chroniques de Mlv  Comment la chanson de Nina Simone « Mr Bojangles » est-elle arrivée jusqu'à vous ? 

Olivier Bourdeaut : Benoit, un très bon ami, qui me logeait à l’époque avait rempli mon I Pod de musique. C’est donc en marchant dans les rues de Paris que Bojangles est passé par hasard. J’ai adoré cette musique que j’ai repassé en boucle pendant quinze jours. Lorsque j’ai commencé à écrire mon roman, je n’avais pas du tout l’idée de m’en inspirer. Puis elle est passée lors de l’écriture des premiers paragraphes. Elle correspondait parfaitement à l’état d’esprit que je voulais insuffler à mon roman, j’ai donc décidé d’en faire un personnage aérien. C’est un délit qui n’était absolument pas prémédité.

  

Les Chroniques de Mlv : Pourquoi avoir choisi d'aborder ce thème si délicat de la maladie mentale ?   

Olivier Bourdeaut : Là encore ce n’était pas prévu. Dès le début, la mère est gentiment cinglée, au fil de l’écriture, j’ai vu que cette légère fêlure pouvait devenir une brèche. Dès lors, je n’ai pas hésité, cela me semblait évident. Ce n’était donc pas un choix mais c’est devenu naturellement un résultat. 

 

Les Chroniques de Mlv «En attendant Bojangles» est nommé pour plusieurs prix littéraires*. Comment vivez-vous cette reconnaissance  ? 

Olivier Bourdeaut :C’est toujours gratifiant d’être en lice pour des prix, encore faut-il les remporter et mes concurrents ont de grandes qualités. N’ayant rien fait de positivement remarquable pendant les trente-cinq premières années de ma vie, je suis un peu surpris que mon travail soit nommé pour des prix.

 

Les Chroniques de Mlv : Je vous remercie pour le temps consacré à ce questionnaire, et termine par cette question :  quels genres littéraires appréciez-vous en tant que lecteur ? 

Olivier Bourdeaut  : C’est moi qui vous remercie de l’intérêt que vous portez à mon roman. Je lis de tout et j’essaie d’avoir des périodes de lecture cohérente. Je passe souvent un an en compagnie d’auteurs qui font partie du même mouvement, du même pays ou de la même période. Cela me permet d’avoir une vision d’ensemble.

 

Je tiens à remercier les Editions Finitude, sans qui cette interview n'aurait pas été possible.

 

 © Les Chroniques de Mlv - 05-02-2016

Livres reliés

Commentaires des internautes

Nombre de commentaires par page

Vous pouvez insérer votre commentaire ici




Captcha

Please enter the characters displayed in the image

RECHERCHE
Newsletter

Vous voulez participer
à ce Slog,
écrire des commentaires,
partager votre point
de vue ?

CONNECTEZ-VOUS

se souvenir de moi

Vous avez oublié votre mot de passe ?
Vous pouvez faire une demande pour le recevoir par email, cliquez-ici!

Votre message vient d'être envoyé, nous nous efforcerons de vous répondre dans les plus bref délais.
L'équipe du Slog

Contactez-nous

Votre message concerne :

*

*

Gestion de votre Slog

Accès à la gestion des paramètres de votre Slog